Le vice-Premier ministre et ministre de la Défense australien, Richard Marles, et le secrétaire d'État britannique à la Défense, Grant Shapps, s'expriment lors d'une visite des chantiers navals Osbourne à Adélaïde, en Australie, le 22 mars 2024, dans le cadre des consultations ministérielles annuelles entre l'Australie et le Royaume-Uni. ( AFP / MICHAEL ERREY )
"Ce projet créera 20.000 emplois hautement qualifiés et sûrs pour la construction des sous-marins les plus avancés au monde", a déclaré le ministre australien de l'Industrie de la défense, Pat Conroy, ce mardi 24 février.
Objectif : "dissuader tout conflit dans notre région", face à l'influence de la Chine. Ce mardi 24 février, le ministre australien de l'Industrie de la défense, Pat Conroy, a annoncé que l'Australie a payé les premières pièces de réacteurs nucléaires construites par le Royaume-Uni pour alimenter ses futurs sous-marins furtifs de classe SSN-AUKUS, dans le cadre de l'alliance éponyme.
"Nous venons de dépenser 310 millions de dollars australiens (près de 186 millions d'euros) pour acquérir les toutes premières pièces qui seront intégrées aux réacteurs des deux premiers sous-marins que nous construirons à Adélaïde à partir de la fin de cette décennie", a déclaré le ministre australien de l'Industrie de la défense, Pat Conroy, après une série de réunions en Grande-Bretagne. "Ce projet créera 20.000 emplois hautement qualifiés et sûrs pour la construction des sous-marins les plus avancés au monde, dotant la Marine royale australienne des capacités dont elle a besoin pour dissuader tout conflit dans notre région", a-t-il ajouté.
Coût total du programme : près de 200 milliards d'euros
Le pacte Aukus a été signé par Washington en 2021 avec le Royaume-Uni et l'Australie avec comme objectif de juguler l'influence de la Chine dans le Pacifique, entraînant l'annulation d'un méga-contrat entre Canberra et le groupe français Naval Group conclu en 2016, perçue comme un coup de couteau dans le dos par Paris. Dans un premier temps, l'accord prévoit la fourniture à l'Australie à partir de 2032 de trois à cinq sous-marins américains à propulsion nucléaire de classe Virginia. Puis, à partir de 2040, la co-construction par le Royaume-Uni et l'Australie d'une nouvelle classe de sous-marins furtifs à propulsion nucléaire.
Le coût total du programme, sous-marins inclus, est estimé à près de 200 milliards d'euros sur les 30 prochaines années. L'Australie doit également obtenir la technologie pour construire ses propres appareils dans le futur. Les engins de classe SNN-AUKUS doivent être construits par le groupe britannique BAE Systems avec l'entreprise publique australienne ASC. Le premiers seront donc assemblés en Grande-Bretagne tandis que les suivants le seront à Adelaïde, dans le sud de l'Australie.
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